Pour découvrir dans quel contexte plus général se situe ce blog, voyez :

http://www.micheljcunysitegeneral.sitew.fr

 

     C'est donc en 1993 que j'ai fait cette petite découverte de la suppression rétrospec-tive, par De Gaulle, de l'adverbe "souverainement" dans le texte fondateur du Conseil National de la Résistance tel qu'il paraît dans le deuxième tome des "Mémoires de guerre", Plon, 1956, page 445.

     Il en est résulté le livre "Fallait-il laisser mourir Jean Moulin?" (un clic?) que Françoise Petitdemange et moi avons publié en 1994. Pour se faire une idée plus précise de ce type d'écriture, et de ce que peut être l'accueil qui attend quiconque prétend remettre certains documents sur la place publique, il ne sera sans doute pas inutile de consulter

                                       http://souverainement.canalblog.com

     Le fait est qu'il y a une très nette résistance à la Résistance. En un peu moins de vingt ans, nous n'avons encore rencontré aucune personne qui nous ait offert son étonnement - ne parlons pas d'une éventuelle colère - à découvrir ce phénomène tout particulièrement choquant puisqu'il ouvre la voie à cette autre découverte que c'est bien De Gaulle et ses "services" qui ont livré Jean Moulin à Klaus Barbie.

     Jean Moulin... ce Petit Poucet qui nous a tracé la route d'un exercice de la souveraineté autrement digne d'une véritable citoyenneté que cette infâme gesticulation qu'on nous autorise à mener devant l'urne de toutes les trahisons.

     Jean Moulin... dont il est possible aujourd'hui de dire qu'il aura, grâce à De Gaulle, rencontré la mort sous deux modalités différentes ... Celle, d'abord, sur quoi a abouti ce premier crime commis sous la tutelle bienveillante de Charles de Gaulle : trahir Jean Moulin jusqu'à le faire remettre à Klaus Barbie. Celle ensuite qui, par l'écrasement de la souveraineté du Conseil National de la Résistance, a permis à De Gaulle, par deux décisions prises en 1945 : 8 mai (Algérie) et 15 septembre (Indochine) de condamner à mort (court terme, moyen terme et long terme rassemblés) un peu plus de deux millions d'êtres humains dont 315 000 Françaises et Français.

     Ce que développe "La Lettre de Michel J. Cuny" dans ses numéros 1, 2 et 3, qu'on pourra se procurer gratuitement, ainsi que les suivants, en envoyant son adresse à michelj.cuny@orange.fr

     Michel J. Cuny