01 août 2013

6. Quand Charles de Gaulle dicte à quelques milliers d'hommes un futur fait de blessures et de morts

    C'est alors que nous nous rapprochons du moment où la plume du jeune Charles de Gaulle va déraper pour le faire paraître lui-même (sans que, manifestement, il en prenne conscience) en plein combat. Redonnons cette phrase essentielle :      "Avec des peines et des pertes terribles les Allemands réussirent à enfoncer la division et, malgré les obus que je lui envoyais, à gagner la ville." (page 24)      Avec ses quinze ans, Charles s'idenfie au général en chef qu'il devra être... [Lire la suite]
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01 août 2013

7. Quand Charles de Gaulle (15 ans) jouit

     A qui commande un général en chef ?  A des hommes, très jeunes pour la plupart, et aussi beaux et en bonne santé qu'il est possible de l'être tant que l'on garde une certaine jeunesse. Et puis à d'autres, plus chevronnés et d'autant plus prestigieux que leur uniforme crie sur tous les toits qu'ils ont du galon et, parfois, pas qu'un peu, et cette prestance à quoi prêtent les défilés et autres parades militaires, dont il se pourrait bien qu'elle plaise énormément à un certain type de femmes pour autant... [Lire la suite]
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02 août 2013

8. Quand un tyrannosaure poétise

     Retrouvons le gentil Charles en 1908. Il a dix-huit ans, et il poétise. Il le fait en anagrammisant un tout petit peu son patronyme. Le voici donc devenu Charles de Lugale, comme si nous devions pénétrer avec lui dans les délicieux mystères de l'amour courtois, ce qui serait bien de son âge. Malheureusement,  nous ne disposons que d'un seul de ses poèmes ; il est intitulé "Je voudrais!...", et lorsque Charles veut, et veut une fois pour toutes, que peut-il vouloir ?     ... [Lire la suite]
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03 août 2013

9. Charles de Gaulle (1913) : "Vous n'êtes plus maintenant des hommes ordinaires".

     Ayant suffisamment taquiné la muse Guerre du bout de sa plume (sic!) de grand adolescent, notre homme a donc décidé de faire carrière dans les armes. En 1913, il a vingt-trois ans, il est lieutenant... et voilà que ça commence effectivement à sentir la poudre...     Alors, cette gloire, où ce qu'elle est?... Du côté des officiers, on s'active.     Et les candidats à être tués ou grièvement blessés, où ce qu'ils sont ? Dans la vague des jeunes recrues que... [Lire la suite]
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03 août 2013

10. Comme un jeune coq dressé sur ses ergots

     Du haut de ses vingt-trois ans et de sa très ample suffisance, le lieutenant De Gaulle n'y va pas par quatre chemins :      "Ça a été le conseil de révision, puis l'ordre d'appel, puis l'arrivée au régiment, et vous voici. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi?" (page 59)      Oh, la jolie baffe dans la gueule du bon peuple!... Mais, voyons, ces gars-là ne se sont jamais rien demandé. Il ne s'y trouve qu'un ramassis de brutes épaisses, mon lieutenant... ... [Lire la suite]
04 août 2013

11. La France, notre mère à tous

     Mal placé pour faire dans la dentelle, le lieutenant Charles de Gaulle développe à grands traits, devant les jeunes recrues qui lui sont confiées, l'argumentation qui doit parvenir à justifier l'éventuel prochain bain de sang qui pourrait le hisser lui-même sur les toutes premières marches de l'escalier de la gloire :      "La France est une nation. Mais est-elle seule nation dans le monde ? Non! Il y a d'autres nations : l'Allemagne, l'Angleterre, voilà d'autres nations. Eh bien! Toutes... [Lire la suite]
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05 août 2013

12. Quand De Gaulle (sans le savoir?) entretient la farce de l'indemnité de cinq milliards (1871 et 1872)

     Très vite, De Gaulle fait aux jeunes recrues qu'on imagine très attentives un résumé simplifié du dernier épisode :      "Vous savez qu'en 1870 par exemple, l'armée française n'était pas très forte, n'était pas assez nombreuse. Aussi qu'est-il arrivé : les Allemands nous ont attaqués. Ils nous ont vaincus. Ils ont envahi notre territoire, ils nous ont pris deux provinces, l'Alsace et la Lorraine, et 5 milliards d'argent." (page 60)      C'est effectivement... [Lire la suite]
07 août 2013

13. La guerre : une occasion de jouissance à ne surtout pas manquer

     Rien que sur la question des 5 milliards, nous avons déjà pu vérifier à quel point "notre France" peut être téléguidée par "leurs capitaux". Mais il s'agit d'engager les appelés du service militaire obligatoire à offrir leur santé et leur vie pour un fantasme bien constitué. Le voici, de la bouche même de Charles de Gaulle, 23 ans :      "La France est bien belle et bien bonne, allez, nous le verrons ensemble un de ces jours, et elle vaut bien la peine qu'on la défende." (page 61) ... [Lire la suite]
07 août 2013

14. 1870 : la prise de l'Alsace-Lorraine par la Prusse... Pour quelles raisons ?

     En 1913, notre cher lieutenant Charles présente aux jeunes recrues la guerre qui semble pointer le bout du nez, et il le fait sous l'angle connu d'une revanche à propos, en particulier, de la perte de l'Alsace-Lorraine, qui a eu nécessairement, pour le peuple français, un caractère de blessure narcissique grave.      Est-il possible, d'ailleurs, de comprendre pourquoi, en 1870, la Prusse avait décidé de se saisir de cette part substantielle, et symboliquement très parlante, du... [Lire la suite]
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08 août 2013

15. Lieutenant Charles de Gaulle (1913) : "Et les blessés faut-il les secourir ? Non!"

     Dans le cadre de la gestion des intérêts de "notre France" entendue comme le fantasme qui doit masquer "leurs capitaux", il n'est plus possible de hisser le "drapeau blanc" quand c'est la piétaille qui affronte la piétaille. Le si bel élan, qui se laisse déterminer par l'instinct "génésique" de la mort d'autrui pour enflammer sa propre force de pénétration, nécessite un "Pas de quartier!" à retourner contre tout ce qui pourrait l'entraver.      Reprenons les éléments de départ du discours... [Lire la suite]